Université Nyonsaise du Temps Libre Drôme Provençale et Baronnies 

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MARQUEE - Exemple simple
HISTOIRE

Développement des villes françaises du XIe au XIIIe siècle : urbanisme, pouvoir, société, paysage et vie quotidienne.

Par Alain Saint-Denis, historien médiéviste.


Entre l’an mil et la fin du règne de Saint Louis, le royaume de France connaît une phase d’urbanisation dont les causes apparaissent multiples, qui voit se développer les anciennes cités et apparaître un réseau secondaire de villes et de bourgs développés à partir de châteaux (bourgs castraux) et d’abbayes (bourgs abbatiaux) ou créés de toutes pièces comme « villes-neuves ».  
Ce phénomène modifie très profondément le paysage et le peuplement de notre pays. La ville ne saurait prospérer et subsister qu’en étroite relation avec le pays environnant qui devient vite « son » pays. L’implantation des populations, les voies de circulation, les productions s’organisent autour du marché urbain. Les faubourgs se développent concentrant des activités agricoles et artisanales nouvelles. 

La circulation des hommes, des produits et de l’argent oblige les seigneurs urbains à accepter l’affirmation d’une société nouvelle d’entrepreneurs, artisans et commerçants, banquiers et marchands qui parviennent à arracher des privilèges et des délégations de pouvoirs (les franchises) ou à créer un véritable gouvernement dont le degré d’autonomie est plus ou moins complet (les communes). 
Les XIIe et XIIIe siècles connaissent, en relation avec ce développement urbain, une campagne de constructions et d’aménagements du paysage sans équivalent avant l’époque contemporaine : lieux de culte, écoles et universités, châteaux, murailles, palais, hôtels urbains, halles, beffrois, poldérisation, réseaux d’irrigation, aménagements de rivières, digues de protection, grandes routes …  
À cette époque est née une brillante civilisation urbaine dont nous pouvons encore apprécier les multiples héritages. 

10 SÉANCES D’UNE HEURE LE JEUDI DE 17 h À 18 h. D’OCTOBRE 2019 À AVRIL 2020. 50 €  


Avignon au temps des papes

Par Sophie Bentin-Féraud, docteur en histoire.

C'est en 1309 que Clément V arrive à Avignon. La légende rapporte que, sur la route de Rome, le pape a vent de l'insécurité qui a gagné l'Italie et, qu'apeuré, il pose ses valises là où il se trouve. Si l'insécurité italienne est réelle, le choix d'Avignon comme ville de résidence pontificale temporaire obéit à d'autres logiques plus subtiles parmi lesquelles la situation géopolitique d'Avignon, la personnalité du roi Philippe le Bel ou encore l'affaire des Templiers ont toute leur place. Le 31 juillet 1337, le pape Benoît XII annonce officiellement que la situation en Europe lui impose de demeurer à Avignon. La ville cesse dès lors d’être un séjour, elle devient une capitale. La fastueuse cour pontificale attire de nombreux artistes, notamment italiens, tandis que les cardinaux se dotent de somptueuses résidences : les livrées. Les églises s'embellissent tandis que le palais des papes est modelé par les goûts de ses occupants successifs. Avignon ne serait-elle que fête, éblouissement, beauté et richesse ? Nous laisserons le jeune Pétrarque nous guider dans les rues étroites de cette ville de contraste. "Voir Rome et mourir..." auraient pu soupirer Urbain V et Grégoire XI, les deux artisans du retour à Rome. Car celui-ci ne s'est pas fait sans mal ni tragiques conséquences : en 1378 débute le grand schisme qui ramène à Avignon un pape. À moins que ce ne soit un antipape ?

12 SÉANCES D’ 1 h 30 LE MERCREDI DE 16 h 30 À 18 h. DE JANVIER À AVRIL 2020. 90 €